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Typographie et mise en page : petit manuel des règles à connaitre

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Si vous avez fait un minimum de recherche sur les règles de typographie, vous avez appris que lorsqu’on parle de police de caractère et de mise en page d’un texte, on ne peut pas faire ce qu’on veut. Pour créer une page web, une brochure, un livre, une carte de visite, une affiche, un flyer, une revue ou n’importe quel autre support contenant un texte, il est nécessaire de considérer bon nombre de règles typographiques et de mise en page. Vous en trouverez un récapitulatif dans ces lignes.

 

Nous avons recensé de nombreuses suggestions pour réaliser ce manuel typographique. Un concentré de conseils importants !

 

Premier chapitre : choisir la police de caractère

Pour créer un projet graphique important, il faut prévoir de grands caractères. Ils correspondront à la personnalité de votre marque et seront utilisés harmonieusement ensemble. On récence deux caractères typographiques principaux : les « serif » sans ou avec empattement, nommé aussi caractères « bâton ».

 

Les polices appelées « serif » résultent de l’écriture latine. Ils correspondent aux caractères typographiques employés majoritairement en imprimerie, mais aussi dans les livres, les revues et les journaux. Cela découle du fait que leurs empattements diminuent l’espacement entre deux lettres et crée une continuité qui facilite la lecture des textes longs sur papier.

 

Les polices « sans serif » sont constituées de caractères moins anciens, créés dans les années 1800. À l’inverse des « serif », ils ne possèdent pas d’empattement. Ils sont plus linéaires et affûtés, ce qui les rend plus lisibles sur un écran ou sur un format plus petit. En imprimerie, ils sont utilisés principalement pour les notes et sur le bas de la page, pour une légende, sur une carte de visite, ou encore dans les ouvrages pour enfants.

 

Rentrons au cœur du sujet et découvrons la manière d’associer des typographies différentes dans un même graphisme.

 

Le choix et l’appariement des différentes typographies

 

Une police de caractère oriente le lecteur dans son exploration de la page, en lui indiquant ce qu’il doit lire d’abord. Pour mettre en œuvre ce degré de visibilité on utilise, en plus des dimensions des caractères, le « front pairing », c’est-à-dire l’appariement des typographies. Comment faire pour associer ces différentes typographies et être sûr que chaque police de caractère va s’associer parfaitement ? Ce n’est pas un « jeu », mais réellement un travail au long court. Il est conseillé de choisir entre l’une de ces deux options.

 

Première option : savoir tirer avantage des familles typographiques. C’est sûrement la technique la plus simple. Lors de votre projet, prenez une famille de polices possédant aussi bien une version de caractères avec empattements que sans. Ainsi, vous aurez le choix d’utiliser par exemple les « serif » dans les titres et les « sans serif » dans le corps du texte. Vous créez de cette manière une première hiérarchie typographique, sans risquer d’apparier deux polices peu harmonieuses.

 

Deuxième option : apparier différentes typographies. Dans ce cas-là, deux conseils à suivre :

  • Ne pas employer plus de 2 ou 3 polices de caractères sur le même projet. Vous risquez d’avoir un résultat désordonné et chaotique.
  • Ne pas apparier des caractères similaires. En général, avec des caractères différents les uns des autres, l’association se passe mieux. Avec une typographie moderne telle que « League Spartan » par exemple, ses formes totalement géométriques vont s’apparier parfaitement avec « Libre Baskerville », car elle possède un style très élégant et plus traditionnel.

 

Si vous n’arrivez pas à choisir une combinaison cohérente, utilisez un outil de « font pairing ». Par exemple, Canva et son « font combinations » vous proposera, à partir d’une typographie donnée, une police assortie. Impossible de faire une erreur !

 

Nous vous conseillons aussi de tester « Typewolf ». Vous découvrirez peut-être des polices de caractères nouvelles, que vous pourrez employer en alternant avec celles que vous utilisez d’habitude, en apprenant leur histoire, tout en vous tenant informé des nouvelles modes typographiques. Vous pourrez trouver l’inspiration grâce à des exemples d’appariements de polices parfaitement réussis.

 

Concernant les polices de caractères, deux autres conseils avant de passer à la mise en page :

  • Faire attention à la tonalité des typographies : faire uniquement le choix de celles adaptées à votre projet. Généralement, les polices avec empattements sont plus formelles et classiques et les polices sans empattements restent plus modernes, informelles et techniques. Il est à noter que chaque police possède une résonance propre. Bien qu’il soit question de deux polices « sans serif », Futura possède une tonalité bien moins sérieuse que Helvetica.
  • Attention aussi aux dimensions des caractères. Pour qu’un long texte soit plus facile à lire sur internet, il est conseillé d’employer une taille minimale de 13 px, alors que sur papier imprimé, minimum 11 pt !

 

Passons maintenant au chapitre sur la mise en page !

 

Deuxième chapitre : créer les contenus

Une fois le choix et l’appariement des bonnes typographies réalisés, passons à la mise en page du texte. Dans cette étape, il est primordial de prendre en compte certaines précautions pour favoriser l’harmonie de la mise en page, tout en rendant le texte plus lisible, principalement s’il est long.

 

Diviser un texte en paragraphe. Un mur de texte a plutôt tendance à décourager le lecteur. Cela rend la lecture plus difficile. Il est donc primordial de scinder les longs textes en plusieurs paragraphes… de taille réduite !

 

La longueur des lignes. Qu’il soit question d’un site internet ou d’une impression papier, nous vous recommandons de faire attention à la longueur de vos lignes : ni trop courtes ni trop longues. On peut considérer que la longueur de la ligne « idéale » correspond la plupart du temps à 66 signes. Plus ou moins de signes par rapport à ce nombre et le lecteur lira difficilement.

 

Les points de repère. Sur un texte long, il faut éviter de « justifié ». Choisissez plutôt un alignement à gauche. Cela aide le lecteur à mieux s’orienter et à repérer où il en est. Une structure parallèle, comme les listes à puces, correspond à un point d’accès sur un texte. C’est très utile au lecteur. Concernant les caractères en gras, ils mettent immédiatement en relief un concept clé. D’ailleurs, le gras est préférable aux majuscules si vous voulez attirer l’attention sur un mot ou un concept.

 

La marge. Aucune règle précise concernant les marges. Sur la page d’un texte, elles peuvent varier de 1,5 cm à 2,5 cm par côté. La marge du bas de la page est souvent plus haute, étant donné qu’elle peut avoir des notes, mais aussi un numéro de page. Concernant la mise en page d’un ouvrage, prévoyez aussi l’espace indispensable pour la reliure. Cela peut correspondre à un demi-centimètre de marge centrale. Si vous êtes sous Word, cette option se trouve dans Mise en page > Marges personnalisées > Reliure.

 

Les interlignes. Cela correspond aux espaces entre deux lignes de texte. Pour que la lecture soit plus facile, optez pour un interligne simple. Pensez que le rendu doit aussi vous satisfaire même si votre format de travail est inférieur à l’A4. En optant pour un interligne plus serré, votre page de texte a de fortes chances d’être trop dense. Cela ne donne pas très envie de la lire. Généralement, l’interligne se doit d’être entre 1 et 1,5. Sans oublier que pour une raison de lisibilité, cet interligne se doit d’être toujours supérieur à la hauteur de la ligne d’écriture (souvent égale à 120 % par rapport à la hauteur des caractères).

 

Les veuves et  les orphelines. Qu’est-ce que c’est ? Les veuves correspondent aux mots ou aux lignes courtes de texte qui se situent à la fin du paragraphe. Le résultat laisse un grand espace vide sur la fin de la ligne. On les nomme « orphelines » quand ils se trouvent sur le début d’une page ou d’une colonne de texte. Ces veuves et ces orphelines deviennent des fautes typographiques. Cela peut perturber l’harmonie d’une page. Il est aussi nécessaire d’éviter les lignes creuses qui sont inférieures à un tiers de la longueur globale de votre ligne.

 

L’intervalle. C’est l’espace entre chaque mot, dont la valeur est proportionnelle à la dimension d’un caractère. Par exemple, elle est souvent au-dessus de celle de l’espace qu’occupe la lettre « i ». Par contre, elle est plus petite à celui qu’occupe la lettre « e ». Il est recommandé que cette valeur ne soit pas changée, car elle est parfaitement optimisée pour votre choix de typographie. Dans des cas particuliers, nous vous conseillons de l’augmenter. Par exemple, avec un texte écrit en majuscules, faire une augmentation de 10 % rend la lecture plus facile.

 

Ainsi se termine notre concentré de conseils importants. En espérant vous avoir inspiré et que ces recommandations vous seront utiles pour concrétiser un projet graphique pour qu’il soit plus harmonieux !

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